Un plan hollywoodien pour sauver la planète?
TORONTO – La NASA, comme dans le film de science-fiction «Armageddon», songerait selon certaines sources à envoyer une sonde sur l’astéroïde 1999 RQ36 qui a une chance sur 1000 de heurter la Terre dans 172 ans.
Si une telle collision survenait, elle causerait des dommages sans commune mesure, allant de l’anéantissement d’une ville à l’extinction de l’espèce humaine.
Est-ce que la NASA pourrait, comme dans l’œuvre de 1998 de Michael Bay, faire exploser ce météorite d’une largeur de 549 mètres avant même qu’il n’entre dans l’atmosphère terrestre?
Des journaux européens ont rapporté mardi qu’une rencontre de la NASA qui devait se dérouler mardi et mercredi à Washington pourrait se pencher notamment sur ce scénario digne d’Hollywood.
Mais qui voudra financer une mission d’exploration en sachant que la possible collision, si elle survient, n’aura pas lieu avant septembre 2182 ? Après tout, l’humanité a encore plus de 170 ans devant elle pour trouver une solution.
Les quotidiens britanniques The Telegraph et The Daily Mail ont indiqué que des participants à cette réunion de la NASA vont étudier des propositions inspirées de scénarios de films en vue d’envoyer une sonde sur l’astéroïde.
Un porte-parole a toutefois réfuté ces allégations. «Il n’y a rien de vrai dans cette histoire. Aucune mission n’a été planifiée et il n’y a pas eu de discussions à ce sujet lors de nos ateliers», a-t-il dit.
De nouveaux et plus puissants télescopes et sondes orbitales – incluant un satellite canadien qui sera lancé l’an prochain – donnent aux scientifiques un portrait plus juste du nombre possible de collisions qui pourraient survenir entre la Terre et d’autres corps célestes.
Mais les experts disent que, malgré les 300 différents postes d’observation répartis dans le monde, il demeure ardu de calculer précisément les trajectoires de la plupart des objets dans l’espace.
L’astéroïde 1999 RQ36 est actuellement derrière le soleil et ne pourra être vu avant le printemps. Il n’est cependant pas la seule menace qui pourrait provenir du ciel.
L’astéroïde Apophis est aussi suivi de près, même si dans son cas, les risques de collision sont évalués à une chance sur 250 000.