Cyber-sécurité: les États-Unis discuteront «vigoureusement» avec la Chine

Les Usa cyberdiscuteront avec la ChineDes discussion entre les USA et la Chine au sujet du Cyberespace

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cyberattack1Les États-Unis discuteront «vigoureusement» avec la Chine de la cyber-sécurité lors de la septième session du «dialogue stratégique et économique» entre les deux pays prévue la semaine prochaine à Washington, a indiqué un haut responsable du Trésor jeudi.

«Nous considérons le cyber-espace comme un important patrimoine commun où nos deux pays ont d’importants actifs», a affirmé ce responsable américain interrogé sur le point de savoir comment serait évoqué le récent piratage massif, soupçonné venir de Chine, des données de millions de fonctionnaires américains.

«Nous discuterons vigoureusement de ces problèmes avec nos homologues chinois», a déclaré le responsable du Trésor.

Il a ajouté que la relation entre les États-Unis et la Chine était suffisamment «vaste et robuste» pour supporter «d’exprimer les vues de façon vigoureuse, que l’on s’avance dans la même direction ou que l’on soit en concurrence».

Le secrétaire d’État John Kerry et le secrétaire au Trésor Jack Lew doivent recevoir les 23 et 24 juin à Washington le conseiller d’État Yang Jiechi et le vice Premier ministre chinois Wang Yang dans le cadre de ce rendez-vous annuel institué en 2006.

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Évoquant le niveau de la monnaie chinoise, le haut responsable américain a répété que le yuan présentait encore «une sous-évaluation importante» même s’il s’est «rapproché d’une valeur équitable par rapport à son niveau d’il y a 5 ou 6 ans».

«Notre sentiment est que dans un monde où la Chine dispose d’un excédent majeur des comptes courants (…), il y a une marge significative pour une plus grande appréciation du taux de change» de la monnaie chinoise, a encore déclaré ce responsable.

Interrogé sur la nouvelle banque d’investissements dans les infrastructures (AIIB) créée à l’initiative de la Chine et que les États-Unis n’ont pas rejoint, le responsable du Trésor a assuré que Washington voyait cette institution comme «un ajout constructif».

«À condition que l’AIIB se plie aux meilleures pratiques internationales comme les procédures de passation de marchés, les protections environnementales et sociales, l’institution présente un potentiel important pour contribuer de façon constructive à l’architecture internationale», a-t-il poursuivi. Il l’a invitée à cofinancer des projets avec la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement.

À la question de savoir si les États-Unis rejoindront l’AIIB, comme l’envisagent l’Australie, la Russie ou le Brésil, ce responsable de l’administration américaine a répondu: «c’est une décision, si elle était prise, qui est encore loin».

Source: lesaffaires.com